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Patrimoine

L’archéologie à Québec

Séminaire de Québec

Divers témoins archéologiques renseignent sur les installations sanitaires du Séminaire avant l’introduction de l’eau courante, en 1856, et sur l’entretien de la cour intérieure.

Approvisionnement en eau

On dénombre au moins quatre dispositifs d’approvisionnement en eau.

La fontaine des Hébert-Couillard, en contrebas de la maison, est représentée sur un plan de Bourdon daté de 1664.

Le puits dit « de Monseigneur de Laval » était situé dans le pavillon nord-est de l’aile de la Procure et desservait les cuisines. Il remonte sans doute à la construction de cette partie de l’édifice, soit 1675.

Le puits couvert de la cour intérieure est apparu vers 1710. La structure circulaire, large et peu profonde, comportait une ouverture au nord pour puiser l’eau. Des échelons dans la paroi indiquent qu’un autre accès du côté sud servait à son entretien. Une canalisation, vraisemblablement mise en place en 1823, acheminait l’eau des gouttières de l’aile de la Congrégation dans le réservoir. À cette période, le puits devait donc être uniquement considéré comme une source d’eau non potable. Des fragments de colonnettes en marbre et des débris calcinés situent son abandon peu après l’incendie qui a touché la chapelle en 1888.

La citerne du pavillon nord-ouest servait aussi aux cuisines. Ses dimensions intérieures étaient de 70 sur 60 cm seulement. Une dalle de pierre fermait le réservoir. On y puisait l’eau par une petite porte dont le seuil, constitué d’une pierre lisse, portait des marques d’usure laissées par la corde. Cette citerne a probablement été aménagée vers 1740 et a été remblayée à la suite de la destruction du pavillon en 1759.

Québec en 1664. La terre de Guillaume Couillard porte le numéro 14; la fontaine est indiquée.

Jehan [Jean] Bourdon, détail du Véritable plan de Québec comme il est en l’an 1664 et les fortifications que lon y puis faire, Archives nationales d'outre-mer, France, FR CAOM 3DFC342B.

Citerne du pavillon nord-ouest.

Photographie Ville de Québec.

Égout principal

Un égout a été implanté dans la cour intérieure en 1822. Il s’agit d’une canalisation en pierre dont la dimension intérieure est de 1 m2 et qui recevait les déversements de réseaux secondaires. Le conduit part de latrines construites au même moment au sud de l’aile des Parloirs, passe sous l’aile et traverse la cour en diagonale. Il emprunte ensuite l’ancienne descente qui longeait la tour des Nords, drainant les latrines de celle-ci sur son parcours. Une fois abandonné, ce conduit a servi à la mise en place d’un égout de grès, encore fonctionnel au moment de la découverte.

Propreté de la cour

Les milliers de fragments de céramique et de verre ainsi que les restes animaux et végétaux recueillis dans la cour montrent que les déchets domestiques ont longtemps été jetés à proximité des édifices. Des ossements de chats, de chiens et de rats révèlent la présence d’animaux familiers et de rongeurs nuisibles.

La diminution des rebuts dans les contextes du 19e siècle reflète des préoccupations nouvelles concernant l’environnement immédiat et la salubrité urbaine. C’est du gravier qui constitue désormais le matériau de surface de la cour, tandis que les objets trouvés se rapportent essentiellement à l’habillement et au jeu.

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