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Patrimoine

L’archéologie à Québec

Place D’Youville

Restes végétaux

Les plantes comestibles identifiées sont le blé, la citrouille, la tomate, le framboisier, le fraisier, le petit merisier, la grande salsepareille, le chénopode, l’oxalide dressée et le pourpier potager. Certaines de ces plantes sont aussi reconnues pour leurs vertus médicinales. Des fruits importés, comme le raisin européen, le citronnier et la figue, faisaient aussi partie de l’alimentation.

Ossements animaux

Le menu des habitants de la place D’Youville était basé sur le bœuf, le mouton et le porc. Le bœuf est de loin l’espèce la mieux représentée. Le mouton prend de l’importance après la Conquête tandis que le porc se retrouve dans des proportions à peu près semblables d’une période à l’autre.

La volaille figurait également au menu, plus particulièrement au 19e siècle. À ce moment, le dindon s’ajoute au poulet et à l’oie et le lapin apparaît sur les tables. La consommation de poisson reste faible tout au long de l’occupation.

Dès l’origine du faubourg, ses occupants appréciaient la tourte, seule espèce d’oiseau sauvage identifiée. Les autres espèces sauvages représentées sont la barbue de rivière et peut-être la lotte.

Les ossements indiquent une préférence pour des pièces de viande de choix durant le Régime français et suggèrent un bon niveau de vie, du moins pour certains occupants. Après la Conquête, les coupes de moins bonne qualité sont les plus courantes, ce qui reflète un appauvrissement de la population ou un changement des goûts alimentaires.

Les zooarchéologues ont observé des marques de dents de rongeurs sur plusieurs ossements. Les déchets jetés dans les cours et dans le terrain vague constitué par le fossé des fortifications expliquent la présence de rats et aussi de chats.

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