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Patrimoine

L’archéologie à Québec

Lac Saint-Charles

D’après les restes matériels, le lac Saint-Charles était un territoire de chasse exploité par des communautés plus nordiques de chasseurs-cueilleurs. Les Amérindiens qui le fréquentaient n’ont pas utilisé la céramique autant que ceux évoluant dans la vallée du Saint-Laurent.

Déjà appréciés il y a 4 000 ans

D’après les datations au radiocarbone, les campements les plus anciens remontent à 4 000 ans (Archaïque récent). Aurait suivi un long intervalle interrompu il y a 1 500 ans. La fréquentation, occasionnelle durant les 500 années suivantes, s’accroît entre 1 000 et 450 ans AA (Sylvicole supérieur).

Aucun outil ne peut être daté précisément.

Les deux vases et le fragment de pipe rappellent des céramiques rencontrées dans la vallée du Saint-Laurent entre 1 500 et 450 ans AA (Sylvicole moyen et supérieur).

Un campement semblable aux campements préhistoriques, mais datant vraisemblablement du début du 19e siècle, a livré un foyer en creux, des ossements de gibier, un grattoir fabriqué dans un fond de bouteille de verre, une boîte de conserve munie d’une poignée en broche et d’autres objets de fabrication industrielle. Il est associé aux activités de chasseurs hurons-wendats habitant le village de Lorette.

Lac Saint-Charles : Richesse faunique des marais du Nord

Lac Saint-Charles

Matières premières lithiques privilégiées selon les époques

Les occupants disposaient de quartz laiteux et cristallin et d’argilite durant l’Archaïque récent.

Les groupes du Sylvicole moyen et supérieur ont quant à eux tiré parti des cherts extraits d’affleurements des Appalaches.

Au début du 18e siècle, on préfère un quartzite très fin semblable à celui des carrières de la rivière Témiscamie. On remarque aussi quelques éclats d’une calcédoine comparable à celle d’un gisement situé au lac Saint-Jean.

Carte de 1744 qui indique un chemin entre le lac Saint-Charles et la rivière Saguenay.

Jacques-Nicolas Bellin, Carte du cours de la rivière du Saguenay appellée par les sauvages Pitchitaouichetz, 1744, Bibliothèque nationale de France, Gallica.

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